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Chronique
de Vincent JOSSE 01/11/2005
Un huis clos, oui, plus tragique et plus noir et aussi une histoire
de famille qui se passe à Londres. Une femme de 48 ans emménage,
très loin de chez elle. Son fils a été assassinné
par des voyoux, pourquoi ? Parce qu’il était homosexuel.
Parce qu'il se trouvait sur un lieu homosexuel. Le crime homophobe
par excellence. Et pour échapper aux medias et à ses
collègues malveillantes, elle part. Dans sa fuite, un jeune
homme la poursuit, s'invite chez elle, cherche à communiquer.
Il et elle vont s’apprivoiser, évoquer le disparu,
et parler d'eux, de leur passé, de leur douleur, de leurs
fêlures. L'auteur est un anglais joué à Londres
et peu connu en France. Philip Ridley. Il tourne aussi des films,
son écriture est d’ailleurs assez cinématographique,
et écrit aussi des contes pour enfants. Sa pièce n'en
est pas un ou alors un conte noir, une fable sur l'injustice et
la haine de l'autre, mais surtout sur l'apprentissage. Le jeune
homme incarné avec beaucoup de justesse par Cyrille Thouvenin
se découvre au contact de la mère de Vincent, Marianne
Epin. Ridley et le metteur en scène Jean Luc Revol échappent
au tragique et au trash. Les personnages sont vraiment consistants.
Outre leur confrontation, il y a, par flash back, des épisodes
de leur vie qui remontent, des masques qui tombent, une humanité
qui se dévoile vraiment. Revol dirige ses acteurs au cordeau,
il le faut, et ils sont bons. On peut presque les toucher, la tension
dramatique doit être exceptionnelle. Elle est là, constante,
difficile à tenir et à jouer, mais chacun joue son
rôle sobrement. Ce n'est pas un spectacle mode ou politiquement
correct sur le thème de l'homophobie, pas du tout, la pièce
est une belle étude de caractères. C'est un spectacle
exigeant et émouvant. |
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Une femme dont le fils vient d’être sauvagement assassiné
recueille un garçon visiblement à la dérive,
rodant aux alentours. Ces deux êtres qui partent en vrille
en arrivent à échanger des confidences de plus en
plus intimes et embarrassantes. Auteur de pièces de théâtre
mais aussi de longs métrages, Philip Ridley a un goût
prononcé pour les personnages dont les pulsions destructrices
en ont fait des blocs de nerfs. Son univers est remarquablement
mis en relief par les deux acteurs choisis par Jean-Luc Revol. Marianne
Epin, fréquemment vue à la Comédie-Française,
puis dans les spectacles de Gildas Bourdet, a du métier à
revendre. D’une jeunesse incisive, Cyrille Thouvenin apparaît
comme un parfait représentant d’une génération
à la charnière grinçante de l’enfance
et de l’âge adulte mais déjà sans avenir.
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Par
Pierre Frau
Un saisissant plaidoyer pour les victimes des crimes homophobes.
C’est la vocation même de ce texte de Philip Ridley,
brillant dramaturge britannique, également auteurs de romans
et de contes pour enfants. " Ce n’est pas un spectacle
militant, dans le sens où il ne cherche pas à donner
des leçons ", explique Jean-Luc Revol, metteur en scène
de cette première adaptation française. " Les
faits sont ceux qu’ils sont et l’auteur n’hésite
pas à nous jeter la vérité en pleine figure
en allant au bout de l’horreur. " Si l’exercice
de style est particulièrement convainquant, c’est que
Ridley ne se contente pas de dénoncer : il explique de manière
implicite, et avec une logique implacable, comment le carcan de
nos sociétés judéo-chrétiennes, machistes
et misogynes, conduit à de telles atrocités. "
Ce texte est très dense ", poursuit Jean-Luc Revol.
" Il fait le tour de la question en abordant la découverte
de l’homosexualité chez les jeunes gens, la relation
aux parents, la façon dont leur éducation les pousse
à se construire et à pratiquer leur sexualité
dans des lieux sinistres. Ridley ne traite jamais ces thèmes
de manière frontale mais en explorant la psychologie de ses
personnages au travers de récits de leur passé. "
Et qui dit confidences, dit mise en scène intimiste : "
Je cherchais un petit lieu pour que les spectateurs aient la sensation
d’être avec les personnages ". Un appartement de
fortune, où Anita, la mère de Vincent, la victime,
s’est terrée pour fuir la haine que lui ont témoignée
ses voisins quand les médias ont révélé
la sexualité de son fils. Un lieu presque neutre, pour elle
comme pour Davey, le mystérieux jeune homme, où la
vérité pourra éclater sans fard. Et à
Cyrille Thouvenin et Marianne Epin de nous entraîner avec
force et conviction dans ce thriller qu’ils portent à
bout de bras. " Anita découvre que son fils n’était
pas comme elle le pensait ", commente Marianne Epin. "
Ce qui est d’autant plus horrible, c’est que son enfant
est mort assassiné à cause de son homosexualité.
C’est le ciel qui lui tombe sur la tête, accompagné
du flot de ce qu’elle pense être ses incompétences.
". Cyrille Thouvenin campe quant à lui un jeune homme
rongé par son homosexualité, dont il tire une jouissance
honteuse : " Ce n’est pas un personnage manichéen,
le gentil pédé face aux méchants homophobes,
mais quelqu’un qui va vers la subversion avec des failles
profondes".
> Assassinat
Une femme seule dans un appartement de Londres, une nuit d’hiver.
De sa fenêtre, elle guette le jeune homme qui la suit depuis
que la dépouille de son fils a été retrouvée
dans les toilettes d’une gare désaffectée. Elle
se décide à aller à sa rencontre car il sait
quelque chose, elle en est persuadée. Il lui avoue être
celui qui a découvert, par hasard, le corps de son fils,
vision qui le hante et dont il ne peut se défaire. Mais n’a-t-il
pas sa part d’implication dans ce meurtre ? De cette violente
confrontation, où chacun se révélera à
pas de loup, surgira la vérité, cruelle. |
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G. C.
Lendemain de crime : VINCENT RIVER de Philip Ridley
La rencontre d'une mère et d'un jeune homme. Les vertus d'un
certain théâtre anglais.
Une ouvrière a longtemps observé le manège
d'un jeune homme qui la suit et tourne autour de son immeuble. Elle
finit par le faire entrer. Le jeune homme, encore adolescent, bredouille
puis dira la vérité : il a assisté au meurtre
du fils de l'ouvrière, tué à coups de tessons
de bouteille parce qu'il était homosexuel. Il a vu le crime,
a vu le corps lacéré. Il est venu se confier à
la mère, pour dire sa vérité et lui conter
la force de leur amour. Les faits ont été si violents,
les coeurs si blessés que l'échange entre la mère
et l'ado sont une succession de crises et d'accalmies.
Un art gradué de la vérité
Les auteurs anglais, semble-t-il, écrivent plus naturellement
que leurs confrères français ce type de pièce
sans symbolisme, branchée sur un fait divers et un aspect
caché de la société. Dans la facture du texte,
rien d'inédit mais un art gradué de la vérité
humaine, à partir duquel Jean-Luc Revol a pu construire une
mise en scène extrêmement tendue dans ses lignes brisées.
Mariane Epin incarne la mère dans un parfait équilibre
entre la défensive et l'attaque.
Cyrille Thouvenin est une révélation ; de son personnage
il tire toutes les nuances d'être brûlé, brûlant,
violent, blessé, hâbleur et sincère. Une soirée
écorchée vive. |
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A.H.
UN DÉRANGEANT face-à-face. Une mère dialogue
avec le jeune homme qui la suit depuis des jours. Il est celui qui
a trouvé le corps sans vie de son fils dans les toilettes
d'une gare désaffectée, rendez-vous des homosexuels
du coin... La scène est en Angleterre. Que veut-il, qui est-elle
?
Un décor d'appartement sans grâce, des caisses de carton
: une femme vient d'emménager ici, elle rentre d'ailleurs
du travail, des sacs de papier dans les bras et range les fournitures
qu'elle vient d'acheter, sans donner le moindre signe d'inquiétude.
Pourtant, quelque chose la taraude... elle n'a pas fermé
la porte. Quelqu'un est là. Quelqu'un va entrer. Elle tutoie
le jeune homme qui pénètre, Davey.
Brève pièce. Rencontre ambiguë entre une mère
qui a quitté son quartier car les mégères du
coin persiflaient trop et ce jeune homme, celui qui a trouvé
le corps sans vie et atrocement torturé de Vincent. Vincent
River, le fils d'Anita. Avec sa copine Rachel, que faisait-il dans
ce lieu désert, cette gare désaffectée devenue
un lieu de rendez-vous pour certains homosexuels ? Et que veut Davey
?
La mise en scène de Jean-Luc Revol est sobre, tendue, tenue.
Il s'appuie sur la personnalité forte, le grand métier,
l'audace de Marianne Epin, avec sa silhouette d'adolescente mais
sa maturité d'adulte. Anita, troublée par ce presque
enfant qui lui rappelle forcément son fils, ce fils dont
elle ne savait pas tout. Scène de douleur car Davey, avec
sa fausse candeur, lui raconte tout jusqu'aux détails les
plus épouvantables et vient avouer pourquoi Vincent était
là ce soir-là... Le jeune Cyrille Thouvenin s'en sort
bien. Sa part est difficile, mais, bien dirigé, il ne bascule
jamais dans le démonstratif. Un moment fort et profondément
dérangeant. Marianne Epin est une très belle interprète. |
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Frédéric Ferney
Hebdomadaire d’information du Jeudi 10 Novembre 2005 n°
1730
On connaît encore mal ce jeune Anglais, Philip Ridley, qui
semble avoir plusieurs cordes à son arc : peintre de formation,
auteur de romans, de nouvelles et de contes pour enfants, il est
aussi cinéaste – ses deux films, « The reflecting
Skin » et « The Passion of Darkly Noon » sont
encore inédits en France. Cette pièce « Vincent
river », créée à Londres au Hampstead
Theatre en Janvier 2000, nous est présentée dans une
mise en scène de Jean-Luc Revol. C’est un huis clos
à deux personnages : une mère dont le fils homosexuel
vient d’être sauvagement assassiné par des voyous
rencontre un jeune homme qui a été témoin de
ce crime. On est d’abord un peu réticent devant ce
réalisme très assumé, à l’anglaise,
qui puise ses thèmes dans une matière sordide, immuablement
: la misère, la drogue, l’homosexualité, l’exclusion.
Au-delà d’une réalité sociale indéniable,
la banlieue n’est-elle pas devenue au théâtre,
une utopie à rebours, une convention au même titre
que l’antichambre de Racine ou la forêt d’Ardennes
chez Shakespeare ? Les héros de la tragédie sont désormais
des anonymes, des marginaux, des paumés, comme jadis ils
étaient rois ou dieux. Ce n’est jamais léger,
les stéréotypes. Et pourtant, malgré ce climat
pesant, on est pris par l’acuité, la confrontation
psychologique entre les deux comédiens, Marianne Epin et
Cyrille Thouvenin, qui défendent leur personnage de toute
leur force. On est touché par la performance des acteurs.
Ce n’était pas gagné.
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Bernard MONCEL – 20/11/2005
Cette pièce à deux personnages est exceptionnelle,
quant au jeu des comédiens. L’histoire ? Vincent River,
le fils d’Anita est retrouvé mort atrocement mutilé,
dans une gare désaffectée, lieu de rencontres un peu
malsaines…Le quotidien d’Anita, livré aux médias
et aux remarques persistantes et homophobes, a basculé. Elle
a décidé de changer de quartier en déménageant.
Seulement, un jeune homme la suit sans arrêt et ce depuis
plusieurs jours. Que veux-t-il ? Anita décide de le faire
entrer chez elle…Car c’est lui, Davey, et sa petite
amie Rachel qui ont découvert le corps. Depuis, Vincent hante
Davey. Il vient voir Anita exorciser le fantôme du mort. Mais
est-ce là la seule raison de sa présence ? Va s’amorcer
alors un ballet cruel entre Anita et Davey…La pièce,
signée Philip Ridley, est remarquablement interprétée
par Marianne Epin et Cyrille Thouvenin. Leur jeu est criant de vérité.
Il s’agit ici d’une confrontation féroce, dure
et sans merci, mais dotée d’une intense émotion
et d’une perfection, que seuls de grands comédiens
possèdent. Cette pièce est un véritable chef
d’œuvre qui se laisse regarder sans se soucier du temps
qui passe…. |
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Vincent River, un nom qui sonne comme le titre d’une ballade.
Un blues mélancolique au refrain lancinant qui frappe au cœur. Anita
River est une petite bonne femme ordinaire que la vie n’a pas gâtée.
Elle pénètre dans son nouvel appartement. Elle range ses courses.
Des cartons traînent sur la moquette à fleurs. Un canapé au tissu
incertain, un lampadaire aveugle constituent le mobilier du nouveau
refuge d’Anita. Elle a fui son ancien quartier, lasse de la curiosité
malsaine du voisinage. Elle est brisée. Vincent, son fils, est mort
assassiné, victime d’un crime homophobe. Pourquoi ? Par qui ? Un
jeune homme la suit et l’observe depuis plusieurs jours. Elle l’invite
à entrer. Il n’est pas comme les autres, ceux qui jugeaient son
Vincent. David est en deuil lui aussi. Il veut savoir qui était
Vincent. Anita et David vont découvrir pas à pas, mot à mot, le
secret de la mort atroce de Vincent.
Un spectacle puissant
Aller au théâtre est, de nos jours, un acte citoyen, la démarche
du spectateur dénotant un engagement : affronter les transports,
braver les intempéries, éviter les contraventions, tout cela pour
découvrir d’autres univers... Il sera amplement récompensé avec
Vincent River qui est l’un des spectacles les plus puissants que
nous ayons vus depuis le début de la saison. La symbiose parfaite
d’un réseau de talents. L’auteur, Philippe Ridley, inconnu en France,
écrit des scénarii, des pièces de théâtre et des contes pour enfants
très grinçants. Au vu de l’écriture forte de Vincent River on est
impatient de découvrir le reste de son œuvre. Jean-Luc Revol a découvert
la pièce dans son courrier. Il a été séduit par l’écriture vive,
très actuelle, proche du langage cinématographique. Ce huis-clos
est construit comme un thriller psychologique. La confrontation
d’Anita et de David, faite de fascination, de crainte et de curiosité
permet de dévoiler petit à petit le terrible secret.
Délicatesse et précision
Jean-Luc Revol aime aussi les comédiens. Sa direction d’acteurs,
faite de délicatesse et de précision, permet de?e donner le meilleur
d’eux-mêmes. Il a confié à la merveilleuse Marianne Epin le rôle
d’Anita. Elle a une silhouette fragile mais sa force et son charisme
magnétisent tous les rôles qu’elle interprète. D’un regard, d’un
souffle, d’un geste ébauché, elle plante son personnage. Si beaucoup
de comédiens ont des tics, elle insuffle à chaque composition un
air original, un ton, une voix qui sont propres à ses personnages.
Anita est ainsi une femme que la vie n’a pas épargnée mais elle
s’est battue pour son fils, sa raison sociale, sa raison de vivre.
Telle que l’interprète Marianne Epin, Anita est si authentique,
si proche de nous que l’on ressent le désir embarrassé de la prendre
dans nos bras pour la consoler. Il faut dire que le Théâtre du Marais,
par sa petite taille, favorise une intimité, une proximité entre
spectateurs et comédiens, accrues par le formidable décor réaliste
de Sophie Jacob, précis dans ses moindres accessoires. Cyrille Thouvenin
joue le rôle ambigu de David. Sa présence de félin blessé, son regard
intense sont inoubliables. Il habite le plateau avec ce plus que
l’on remarque immédiatement chez les comédiens qui marquent de façon
indélébile leur rôle. Il est la révélation de ce spectacle émouvant,
poignant, qui bouleverse les spectateurs comme un maelström. La
symbiose parfaite d’un réseau de talents. L’auteur, Philippe Ridley,
inconnu en France, écrit des scénarii, des pièces de théâtre et
des contes pour enfants très grinçants. Au vu de l’écriture forte
de Vincent River on est impatient de découvrir le reste de son œuvre.
Jean-Luc Revol a découvert la pièce dans son courrier. Il a été
séduit par l’écriture vive, très actuelle, proche du langage cinématographique.
Ce huis-clos est construit comme un thriller psychologique. La confrontation
d’Anita et de David, faite de fascination, de crainte et de curiosité
permet de dévoiler petit à petit le terrible secret. Délicatesse
et précision Jean-Luc Revol aime aussi les comédiens. Sa direction
d’acteurs, faite de délicatesse et de précision, permet de? |
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Scymone Alexandre 27/10/2005
Une femme vient d'emménager dans un décor criant
de mauvais goût, mur vert, moquette rouge à fleurs,
canapé bon marché recouvert d'un plaid écossais
sur lequel vient s'étaler un énorme coussin à
fleurs, lui
aussi. Des cartons encore pleins, çà et là
...
Fébrilité de retour de provisions. Imposant frigo
qui ne date pas d'hier. La porte d'entrée est restée
ouverte et un jeune homme se profile dans l'encadrement de celle
ci, le visage tuméfié. Les deux personnages sont visiblement
en situation de crise. Impossible de raconter la suite, il faut
la découvrir, se laisser porter par elle.
Sachez seulement que celui qui sera fébrilement évoqué
(Vince), les unit. Pour cela, ils devront tout d'abord se découvrir,
l'un et l'autre, nous faire partager ce qu'ils ont vécu avant
cette confrontation douloureuse mais indispensable.
Davy est écorché vif, au moral comme au physique.
Cyril Thouvenin investit ce rôle de façon saisissante
avec une douloureuse présence tout en consérvant une
indéniable fantaisie. II est absolument parfait….
C'est un texte fort qui véhicule un indéniable vécu
et dont on ne sort pas indemne. |
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